4. Vous êtes salarié
4.1. Votre contrat de
travail
4.2. votre statut
4.1. Votre contrat
de travail
Premier principe :
Quelque soit le lieu de votre destination, il vous faut faire très
attention au contenu de votre contrat de travail. S'il n'est pas rédigé en français,
n'hésitez pas à le faire traduire par une personne habilitée.
Précisions :
En effet, chaque contrat est unique, il n'existe pas de contrat type qui puisse
vous servir de modèle.
Au sein de l'Union Européenne
:
Au sein de l'Union Européenne, une directive CEE 91/533,définit,
dans un soucis de protection du salarié, les clauses obligatoires du contrat de
travail à l'international.
votre contrat devra donc forcément comprendre :
- Votre identité ainsi que celle de votre employeur
- Votre titre au sein de l'entreprise ou votre fonction
- Le lieu de votre travail, la durée du travail
- La date du début de contrat et sa durée ( le CDD est de 24 mois maximum pour les
entreprises qui envoient des collaborateurs à l'étranger), ou s'il s'agit d'un contrat
à durée indéterminé.
- Le montant de votre rémunération ( sa périodicité de versement, la nature de la
devise, la composition du salaire...)
- La détermination des différents avantages en nature et en espèces liés à votre
expatriation
- Les conditions de votre rapatriement
Ces clauses si elles ne sont pas obligatoires
partout, constituent néanmoins un bon modèle de base à suivre.
D'autres clauses devraient d'ailleurs
être ajoutées :
- La loi applicable au contrat :
En principe, vous devez négocier ce point avec votre employeur. Ainsi, si vous partez
travailler aux Etats-Unis, vous pouvez convenir avec lui que la loi française
s'appliquera, par exemple, à votre contrat. Attention cependant, nombreux sont ceux qui
préfèrent se référer à la loi de leur propre pays !
Le droit européen prévoit quant à lui, qu'en l'absence de choix express ou tacite des
parties, c'est le lieu de l'exécution du contrat qui prime. En un mot, si vous
travaillez en Allemagne, c'est le droit allemand qui s'appliquera à votre contrat de
travail.
Seule exception, si votre contrat "présente des liens plus étroits avec un
autre pays". Dans cette hypothèse, c'est la loi de ce pays qui s'appliquera. Une
précision, enfin, si vous partez pour une durée de travail inférieure à 2 ans dans un
Etat membre de l'Union Européenne, c'est la loi française qui s'appliquera.
- La durée de la période d'essai ou
probatoire et les conséquences en cas d'échec : Vous remboursera-t-on les frais avancés
ainsi que le rapatriement ?
Le type de contrat CDD ou CDI ?
Vous retrouverez des notions équivalentes dans des états tels que la Belgique,
l'Allemagne. La différence la plus marquée se rencontre dans les pays d'origine
anglo-saxonne. Attention, il est facile ici de perdre son emploi.
- La durée du préavis
- Renseignez-vous sur les conventions collectives qui pourraient s'appliquer
- Votre couverture sociale :
Si la couverture sociale locale dont vous dépendrez vous apparaît insuffisante, tentez
de négocier avec votre employeur la prise en charge d'un contrat d'assurance
complémentaire.
- N'hésitez pas non plus à étudier la question du licenciement car elle a des
conséquences directe sur le renouvellement du permis de travail....
- La juridiction compétente en cas de litige
Au sein de l'Union Européenne, la juridiction compétente est celle du lieu de travail.
Cette liste ne prétend pas être exhaustive,
si vous désirez plus de renseignements sur le contenu ou l'élaboration d'un contrat de
travail pour l'étranger, nous vous conseillons de contacter l'OMI-EXPA CONSEIL Tél. :
01.53..02.25.50 FAX : 01.53.69.53.69
LEEI,
un espace dédié aux demandeurs demploi cherchant à sexpatrier
Vous avez reçu une proposition de contrat pour partir travailler à létranger,
mais avant de signer, vous souhaitez recueillir lavis dun spécialiste de
lemploi à linternational, sachez que lEspace Emploi International (EEI)
peut vous y aider. LEEI, issu dun regroupement des services de l'ANPE et de
l'OMI (office des migrations internationales) dans les domaines de l'emploi et de la
mobilité internationale, propose en effet un service juridique (Expa Conseil) permettant
dadresser par écrit un contrat de travail. Les juristes du service Expa Conseil de
lEEI peuvent renseigner le candidat sur la légalité du contrat dans son contenu,
effectuer une simulation de fiscalité et de droit à la protection sociale. LEEI
nest pas spécialisé dans les conditions de travail propres au secteur des cafés
hôtels et restaurants, mais il y est particulièrement sensibilisé car la majorité des
offres demploi dont il se fait le relais pour lEurope et lInternational
concerne des postes en hôtellerie-restauration. Pour connaître lantenne EEI proche
de chez vous ainsi que les autres service de lEEI, vous pouvez consulter le site web
suivant : www.emploi-international.org
4.2.Votre statut
La plupart d'entre vous allez trouver un poste
à l'étranger par vous-même, peut-être un peu grâce à l'Hôtellerie, nous l'espérons
! Il est donc fort vraisemblable que vous ayez un statut d'expatrié. Mais il existe aussi
un autre statut, celui de détaché. Afin d'éclaircir vos idées sur ce point, nous vous
proposons un petit rappel de chacune de ces notions ainsi que les conséquences qu'elles
emportent.
- A/
Vous êtes expatrié :
L'exemple le plus caractéristique :
Imaginons. Vous prenez l'initiative de vous inscrire sur notre site pour trouver un
emploi à l'étranger. Votre recherche est couronnée de succès et vous partez vous
installer hors de l'hexagone.
De part votre nouveau statut d'expatrié, vous ne dépendez plus du régime
français, mais du pays où vous exercez votre activité salariée.
Le centre de sécurité sociale des travailleurs migrants vous indiquera s'il
existe des conventions signées avec votre nouveau pays de résidence. Ces "
instruments internationaux de sécurité " (conventions...) vous permettent d'être
traité de la même façon que les nationaux. Vous bénéficierez donc du régime local de
sécurité sociale. Cela ne vous empêche en aucune façon d'y ajouter une
adhésion à la CFE (Caisse des Français de l'Etranger).Cette caisse
autonome de sécurité sociale vous permettra en effet de conserver les même droits que
ceux que vous aviez en France. Pour tout savoir sur les différentes catégories de
garanties, les tarifs, le site de la CFE est à votre disposition.
En cas de perte d'emploi :
Si vous perdez votre emploi dans le pays d'accueil et que vous restiez dans ce pays, vous
percevrez une allocation qui sera versée par ce dernier. En revanche, si après votre
perte d'emploi à l'étranger vous décidez de rentrer en France, votre situation sera
différente selon que vous avez ou non travaillé en Europe et si vous avez ou non
retravaillé en France. Pas de panique, le GARP peut
vous renseigner sur toutes les subtilités administratives existantes avec une simulation
de votre cas personnel en prime.
Dans cette hypothèse, schématiquement deux
cas sont à distinguer :
1) Vous avez
travailler en Europe dans un des pays suivants : Allemagne,
Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grande-Bretagne, Grèce, Irlande,
Islande, Italie, Liechtenstein, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal et Suède, ainsi
que la Suisse avec qui une convention a été signée. Et vous rentrez en France après
avoir perdu votre emploi.
Vos droits seront différents si après votre
retour en France et avant de vous inscrire comme demandeur d'emploi, vous y avez
travaillé ou non.
- Vous n'avez pas retravaillé
en France :
L'allocation d'insertion peut vous
être versée. Cette allocation vous concerne si vous n'avez pas cotisé pour le chômage.
- Vous avez retravaillé en
France :
Vous bénéficiez des mêmes droits que
les personnes qui on travaillé uniquement en France.
Il faut simplement que les périodes de travail soient indiquées sur le Formulaire
E 301 pour qu'elles soient prises en compte par l'ASSEDIC. Ce formulaire E 301 doit
impérativement être rempli par l'organisme compétent du pays concerné avant votre
retour en France. Cette pièce sera en effet jointe au dossier ASSEDIC pour étudier vos
droits.
| Particularité
signalée par l'ASSEDIC quant au niveau des salaires retenus pour le calcul de votre
allocation : |
-
Si vous avez travaillez 4 semaines ou plus en France, le calcul des allocations de
chômage s'effectue sur la base des salaires perçus en France"
- Dans les autres hypothèses "il s'effectue sur la base d'un salaire
d'équivalence, c'est à dire qui correspondrait à :un emploi similaire en France" |
2) Vous avez
travailler en dehors de l' Europe
C'est à dire en
dehors de l'Union Européenne ou de l'Espace Economique Européen. (liste citée
ci-dessus) ou vous faites partie du personnel d'une ambassade, d'un consulat ou d'un
organisme international situé en France, vous relevez alors du régime
"expatrié" de l'assurance chômage.
Deux hypothèses
prévalent :
Participation obligatoire au
régime d'assurance chômage :
- Pour les
entreprises situées en France qui concluent un contrat de travail avec des salariés
qui exercent leur activité à l'étranger en dehors de l'Union Européenne ou de
l'Espace Economique Européen.
Précisions : Ils doivent obligatoirement être affiliés pour ces
salariés s'ils sont de nationalité française ou ressortissants de l'Union Européenne
ou de l'Espace Economique Européen. Cette affiliation doit intervenir dans les "deux
mois suivant l'exercice de l'activité à l'étranger".
Participation facultative au
régime d'assurance chômage :
- Les entreprises situées à l'étranger en dehors de l'Union Européenne peuvent
affilier leur personnel expatrié au régime français de l'assurance chômage.
Précision :
Cette demande d'affiliation facultative de l'entreprise
"peut intervenir à tout moment", sous réserve de l'accord de la majorité des
salariés concernés.
- Si l'entreprise
n'affilie pas le personnel, le salarié d'une entreprise située à l'étranger peut
s'affilier lui même à titre individuel.
Pour ce faire, il dispose d'un délai de 6 mois suivant son expatriation
Précision :
Dans cette hypothèse, "le salarié supportera la
totalité des contributions" (part patronale et salariale)
- B/
Vous êtes détaché :
L'exemple le plus caractéristique : Vous travaillez pour un
employeur qui vous envoie exercer une mission à l'étranger pendant un temps déterminé.
S'il paye l'ensemble des cotisations dont il est redevable en France, vous pouvez
continuer à bénéficier de la sécurité sociale française.
- Au sein de l'Union Européenne :
Pour obtenir ce statut, certaines règles sont obligatoires. Ainsi, Vous partez
travailler dans un pays de l'Union mais toujours pour le compte de votre employeur
français. Il existe donc toujours un lien de subordination. Votre mission ne doit pas
dépasser 12 mois. Vous ne devez pas remplacer un salarié qui était lui même détaché.
- En dehors de l'Union européenne :
Si vous travaillez en dehors de notre espace européen, vous pouvez également
bénéficier de notre législation sur la sécurité sociale. Pour connaître la durée de
votre maintien dans le régime français, il vous suffit de vérifier si une convention de
sécurité sociale a été signée avec le pays concerné. Dans cette hypothèse le délai
de maintien au régime français sera mentionné.
S'il n'existe pas de convention, la durée est de 3 ans maximum, renouvelable une
fois.
Pour des informations précises sur cette
question, adressez-vous au :
Centre de Sécurité Sociale des Travailleurs Migrants. Il pourront entre autre
vous renseigner sur les conventions passées.
11 rue de la Tour des Dames
75436 Paris Cedex 09
Tél. : 01.45.26.33.41
En cas de perte d'emploi :
Si vous perdez votre emploi, vous serez indemnisé. En effet, vos cotisations
étant payées en France, vous dépendez des ASSEDIC et recevez les allocations chômage.
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